Certains attendaient ce dernier weekend de juillet 2012 depuis 365 jours, soit depuis la précédente édition de Tomorrowland. Cette huitième édition du festival, qui a été élu meilleur festival du monde durant la Winter Music Conférence de Miami en mars, vient tout juste de s’achever. A-t-elle répondu aux attentes des clubbers du monde entier ? L’augmentation de plus de 20% du tarif est-elle justifiée ? Tomorrowland est-il vraiment le meilleur festival du monde ? Retour sur trois jours d’émotions vécus dans une petite ville de la province d’Anvers, Boom !

Cette année, pour pouvoir assister à Tomorrowland il fallait être très rapide et un brin chanceux. Car même si le prix des billets pour le festival en lui-même ou pour même Dreamville ait considérablement augmenté, les 180 000 sésames se sont écoulés en un peu moins d’une heure ! Nombreux sont donc les déçus de ne pas être de la fête. De notre côté, nous sommes un groupe de 12 personnes à prendre part à la féérie « The World of Widsom » annoncé quelques jours plus tôt par les organisateurs.

Cette année, ID&T a vu les choses en grand, en très grand même. 15 avions de la compagnie Brussels Airlines ont été spécialement affrétés pour l’occasion, reliant ainsi plusieurs grandes villes européennes aux festivals. ID&T a également mis en place un livestream audio/vidéo en partenariat avec YouTube afin de satisfaire (moyennement) les absents du week end. Enfin, la plus imposante grande roue d’Europe sera installé sur le Recreation Area De Schorre afin d’obtenir une vue panoramique sur le site.

Le décor est posé, les tickets imprimés, tout le monde est prêt (ou presque) et il est temps pour nos trois voitures venant de Lorraine de prendre la direction de la Belgique. Le trajet se déroulera sans encombre, et nous arriverons un peu après 12h à notre hôtel situé à Zaventem, à environ 25 minutes de Boom. Le temps de faire le check-in, de déposer nos affaires, de nous occuper d’une personne mal en point (un nordiste qui se prend pour un sudiste en abusant de pastis), et nous partons vers Boom. Sans perdre nos habitudes, nous nous garons sur le parking numéro 1.

Il sera presque 14h lorsque nous arrivons à l’entrée du festival. Il y a déjà énormément de monde et nous mettrons un certain temps pour échanger nos e-tickets contre les bracelets donnant accès au festival. D’ailleurs, cette année les bracelets étaient équipés d’une puce NFC, permettant probablement à la sécurité de contrôler l’accès aux festivals numériquement. (connaitre en temps réels le nombre de festivaliers sur le site, etc…). Ayant également acheté un Boozebag, nous les avons récupéré à ce moment-là. 35 tokens glissés dans une bourse à l’effigie de Tomorrowland avec un programme collector. De quoi s’immiscer dans l’ambiance.

Le groupe va se séparer et une personne se perdre, sans portable. Tomorrowland débute vraiment avec les prestations des artistes, Clockwork sera le premier sur la liste,  il se produit sur la scène du label de Steve Aoki, Dim Mak. Juste avant la venue de Joachim Garraud. Il fait une chaleur a crevé sous la tente, le public est déjà très nombreux. 15h30 Joachim arrive en pleine forme comme à son habitude. Il jouera un set assez différent de ce qu’on a l’habitude d’entendre de sa part, tout en jouant ses classiques (mention spéciale à Sandstorm…). Un très bon amuse-bouche pour commencer le weekend.

Steve Aoki est le prochain artiste sur cette scène, on reste les premières minutes de son show puis nous allons nous hydrater et nous poser sur la butte du Mainstage. Cette année ce dernier était composé de livres posés les uns contre les autres, pouvant s’apparenter à une bibliothèque. Devant ces livres, un plus gros que les autres cachaient en fait un écran géant pouvant s’ouvrir. On y retrouve aussi des bougies géantes et une montagne de petits détails, marque de fabrique du festival. C’est Cazzette qui joue actuellement sur la scène principale, se succèderont Thomas Gold, Alesso, Fatboy Slim, Avicii puis les Bloody Beetroots.

Une bonne partie du groupe va passer le restant de la journée sur le Mainstage pour suivre les performances des artistes ci-dessus nommés. Ce premier jour déjà, nous allons nous rendre compte qu’un certains nombres de titres vont être joué tout le weekend par les « tops DJs », notamment sur le Mainstage. Alesso & Thomas Gold auront la chance d’être les premiers artistes à jouer ces titres comme par exemple « Coldplay – Paradise (Fedde Le Grand Remix) », « Sandro Silva & Quintino – Epic » ou encore « Otto Knows – Millions Voices ». Comme d’habitude, une excellente ambiance règne sur la célèbre butte de Tomorrowland.

Fatboy Slim est la première grosse surprise, il aura l’honneur de nous faire un set différent des autres artistes vus durant la journée. Tantôt techno, tantôt électro, mêlé à des vidéos conçus pour l’occasion et diffusés sur les écrans géants, l’artiste de 49 ans saura surprendre son audience conquise. A un tel point, que la prestation de Avicii, prochain artiste du mainstage en sera ternis.

Car oui, en ce premier soir du festival, Tim Bergling aka Avicii a le privilège d’être le headliner de la scène principale. Casquette vissé à l’envers sur sa tête, il fera un set sans saveur et manquant cruellement de rythme, l’ambiance va descendre un cran. Il est temps  d’aller voir autre chose. On change littéralement de style et nous nous rendons sous la tente Cafeina. DJ Roma est actuellement aux platines et va faire un sitdown sur Reboot – Caminando ! L’ambiance est maximale, et nous décidons de rester ici et prendre plaisir avec ces beats de deep house.

Image de prévisualisation YouTube

Plus tard, une partie du groupe prends la direction de la tente Dim Mak pour la fin du set de Zedd, et quelle surprise ! Un set électro parfaitement maitrisé, on regrette presque d’arriver si tard. Mais par chance, le jeune allemand se produit également le lendemain l’ou nous ne manquerons pas d’aller le voir. Le reste du groupe profitera du show endiablé des Bloody Beetroots, qui vont noyé le mainstage de leur son électro puissant ! Il est presque 01h, les jambes sont déjà lourdes et après un petit tour sur les autres scènes où nous n’avions pas été de la journée, nous prenons la direction du parking. Petit à petit l’ensemble du groupe arrive, mais tout le monde arrive (on vous rappelle, qu’on avais perdu une personne d’entrée de jeu, oufff), nous pouvons rentrer à l’hôtel !

Samedi matin, après une courte nuit mais réparatrice, il est 12h30 lorsque nous reprenons la route vers Boom. Deux occupantes de plus dans nos voitures. En effet deux israéliennes (oui vous lisez bien !) venus spécialement pour le festival n’avaient pas de moyen de locomotion. Sound United étant généreux, nous leurs avons servis de taxi pour ce samedi et pour dimanche.

Comme décidé la veille, à peine 14h que nous retrouvons Zedd dans la tente de Laidback Luke, Super You & Me.  Certains d’entre nous récupèrent le costume de Super Héros et on est prêt à bouger sur du son électro bien gras et rythmé. Zedd fait partie de cette nouvelle génération d’artiste qui essaye d’innover dans leur set, et le concernant avec succès. Nous continuons la journée avec le début du set de Swanky Tunes puis nous nous retrouvons dans la fosse du Mainstage pour le set de Hardwell, autre jeune talent montant de la scène électronique. Le set de Hardwell à peine terminé, que nous traversons tout le site pour aller sur la seconde scène principale pour y voir Porter Robinson. Jeune artiste des Etats-Unis qui nous a fait vibrer avec ces titres « Unison » ou « Language », il était immanquable ! Et il ne décevra pas, un set très rythmé et très rapide, on aura même droit au remix de Headhunterz du titre Spaceman de Hardwell. Zedd viendra rejoindre Porter Robinson sur la scène et jouera même au MC pour le plus grand bonheur de la foule rassemblé devant la grande roue.

La journée passe à une vitesse folle, il est déjà l’heure d’aller sur le Mainstage pour apercevoir Dimitri Vegas & Like Mike, les producteurs de l’hymne officiel de cette édition de Tomorrowland et invité de prestige de notre dernière soirée. Alors que certains profiteront de la totalité du set, d’autres ne resteront que les 15 premières minutes avant de décider d’aller voir Superman, Spiderman & Batman plus communément connu sous Laidback Luke vs Martin Solveig, vs Chuckie. Que dire, à part que mes oreilles s’en souviennent encore ?! Ils prennent un énorme plaisir derrière les platines à jouer sans se prendre la tête ni même avoir préparé leur set. Un set surpuissant avec des titres venus de nulle part !

Il est 22h, on retraverse le Recreation Area de Shorre pour se rendre sur la scène V-Sessions pour le set de Tristan Garner, autre frenchy présent à Tomorrowland cette année. Un set alliant rock & électro, avec des bootlegs fait maison, le peu de monde présent à ce moment-là sera plus que conquis par la prestation du français. Un bien fou d’entendre des nouveautés après une longue journée, dommage que cette artiste ne soit pas mieux reconnus en France car il le mérite vraiment.

Pendant ce temps, certains ont choisis de rester sur le Mainstage pour suivre la prestation de Skrillex ! Un des artistes les plus originaux du week-end car son style est très différent de tout ce qu’on a pu entendre la scène principale jusqu’à présent. Le gros son dupstep ravira le public présent et le show, comme chaque année, sera à la hauteur de nos espérances.

S’en suit la Swedish House Mafia, qui a récemment annoncé sa séparation, et qui se produit (probablement) pour la dernière fois en Belgique. On décide donc d’aller assister à leur set, assis dans l’herbe, car les pieds ne suivent déjà plus. Et là grosse déception, un set prévisible, sans aucune originalité, en reprenant tous les titres que le public attendait avec en prime leur prochain single « Don’t you worry child ». Malgré le belle effet visuel rendu par les « fluo géant » distribués dans la foule, la SHM décevra plus d’un. C’est donc sur ce gout amer que nous reprenons la direction du parking après encore une longue et belle journée.

Ce dernier jour sera particulièrement rude, les jambes sont lourdes alors qu’il reste encore une journée chargé à vivre. Après un petit tour sur la grande roue, nous nous poserons sur le mainstage pour profiter du beau temps (que nous avons presque eu tout le weekend !) et écouter paisiblement le set d’AN21. A force d’entendre depuis tout le week end quasiment les mêmes titres mainstream, nous décidons d’aller voir Riva Starr suivi de Merdan Taplak. Deux sets house bien pêchus qui feront le plus grand bien à nos oreilles. Nous allons rejoindre ensuite le reste du groupe sur le mainstage, juste pour le début du set d’Afrojack puis de David Guetta. Certains resteront finiront la soirée ici, tandis que nous allons faire un dernier tour de ce qui se passe un peu partout. Le temps s’étant dégradé (avec une légère averse) beaucoup de monde est allé se réfugier sous les tentes. Nous passerons d’abord par TranceAddict, c’est W&W qui est actuellement aux platines. Nous irons ensuite voir Roger Sanchez sous la tente Pearl et nous terminerons chez Dirty Dutch avec Chuckie qui m’a d’ailleurs bien impressionné. Changeant de track toutes les 2 minutes au maximum, un set très rythmé qui ravira les fans du genre. Nous remontons sur la butte du mainstage pour contempler le feu d’artifice de cloture. Certes beau, mais qui n’égalera pas celui synchronisé sur le show de Moby il y a 3 ans ! A ce moment-là, nous apprenons qu’une panne de son a eu lieu durant le set de M. Guetta, peut être au moment où il a touché les platines pour la premières fois de la soirée ?

Il est temps de quitter ce monde merveilleux, 3h de route nous attendent encore et certains reprennent le travail dès le lendemain matin. Bien que le festival soit d’une très grande qualité au niveau des différents shows, de la décoration et de l’organisation, il peut rester comme un gout amer, voire d’insatisfaction. Etonnant me direz-vous vue la popularité du festival, et pourtant. Cela était pour ma part ma 4e Tomorrowland et je regrette fortement que cette énième édition a tant ressembler aux précédentes. Le manque d’originalité au niveau de la line up déjà, ou nous aurions espéré voir d’autres noms notamment pour les clôtures de journées (comme Deadmau5, Madeon, Chemicals Brothers, Justice, etc…) sans oublier qu’une demi-douzaine de DJs ont joué plusieurs fois sur le week-end (Zedd, Dimitri Vegas & Like Mike, Chuckie, Joachim Garraud, Martin Solveig, Laiback Luke, …). Peut-être aussi parce que tous les DJs ont joué les morceaux que le public attendait, ceux qui font bouger les foules et mette l’ambiance. Peut-être parce que les DJs n’ont pas osé prendre de risque, ou peut-être parce que le festival est devenu « trop accessible » ? ID&T apportera probablement la réponse lors de l’édition 2013…

Sur le plan général, le festival reste malgré tout une totale réussite, il suffit de constater le nombre de nationalité différente présentent sur le site, brandissant fièrement le drapeau de leurs pays respectifs (des américains, des mexicains, des canadiens, des suédois, des danois … et même des belges ;) ).

ID&T peut se féliciter du succès de son festival phare, et peut d’ores et déjà commencer à travailler sur l’édition de l’année prochaine, qui sans aucun doute, rencontrera un énorme succès.

Un grand merci à Debby pour nous permettre depuis 3 ans de couvrir le plus grand festival d’Europe et le meilleur au monde. Merci aux organisateurs pour la qualité du festival, en espérant que les points négatifs cités plus haut seront corrigé en 2013 et merci au public … réellement un des meilleurs du monde ! L’ambiance de ce festival reste une ambiance à part … pourvu que ça dur !

Image de prévisualisation YouTube

SEE YOU NEXT YEAR.

Nos photos :