UNIGHTED

Après de longs mois d’attente pour certains et de longs mois d’incompréhensions, de questions et d’hésitations pour d’autres, nous voila enfin à ce 4 juillet 2009, jour de Unighted Energized by Burn ! Et oui après le naming dans les stades, ce sont même les soirées maintenant qui prennent le nom d’un partenaire…Pathétique.

Suite à l’édition précédente, nous nous attendons tous à un changement, une amélioration certaine, bref un certain nombre d’entre nous attendait beaucoup de cette soirée. Surtout après l’augmentation du prix des places de 20%, de la suppression de Sebastian Ingrosso de la line up, ou encore du rajout d’une nouvelle catégorie baptisée B-Floor, argument accrocheur pour remplir un peu plus le stade, qui au final ne sera remplit que de 77,5%.

Le rendez-vous était donné pour les membres de l’association Trance – DJs ainsi que de leurs sympathisants à Sarreguemines pour 13h20. Le temps de faire connaissance pour ces 13 personnes, de distribuer les billets, et c’est parti direction la gare de Metz où nous attend le bus de PartyTrip à 15h. Une fois pris place dans le bus on se rend compte que nous allons voyager en fait avec la société voyagenbus.com. Plus tard nous découvrirons, que PartyTrip eux non plus, ne sont parvenus à remplir leur propre bus. Où sont donc passés les clubbers de l’Est ? Je pense que le prix a du en effrayer plus d’un comparé à d’autres festivals frontaliers.

Les kilomètres s’écoulent petit à petit, l’ambiance a du mal à décoller dans le bus. Peut être du au fait que pas mal de personnes viennent d’horizons différents. On n’avait pas l’impression que nous nous rendions à une soirée, personne n’avait l’air vraiment motivé. Trance – DJs va donc prendre les choses en main, et l’ambiance va monter petit à petit dans le bus, pour être son apogée sur la francilienne aux abords du Stade de France.

Il est environ 20h45, nous sortons du bus et nous nous dirigeons vers le plus beau stade de France transformé pour l’occasion en un Dancefloor géant. Les portes sont encore fermées, pas mal de monde fait déjà la queue. M6 Music Club passant par la, nous avons la chance de donner une interview pleine de vérité, nous verrons bien si nous allons être diffusé ou pas. On récupère l’un des nôtres venu en TGV et c’est parti on rentre dans le stade.

La fouille est relativement légère et les contrôles de billet plutôt sommaires, on aperçoit directement l’architecture mis en place par l’organisation du B-Floor qui restera très vide tout au long de la soirée. Nous nous positionnons aux premières loges à quelques mètres de la scène. A ce moment la, c’est un hommage qui est rendu à Michael Jakckson décédé il y a quelques jours en diffusant sur écran géant ses clips vidéos.

Il est 23h, les lumières s’éteignent, Steve Angello & Axwell montent sur la scène pivotante à 360° et Cathy Guetta fait son entrée dans le stade par une petite chorégraphie. Chacun appréciera à sa guise, personnellement, ce n’était surement pas pour elle que nous étions la…Les Suédois prennent les commandes et envoient du très lourd ! Un set House comme on en entend pas (assez) souvent en France. Les pros du bootleg (Show Me Love vs. Satisfaction ou un énorme Let It Go vs. Insomnia). Ils mettent vraiment l’ambiance, bien que le son ne fût vraiment pas fort … mettre la SHM en warm-up c’est bien triste.

Après 1H30 de très bon son, c’est autour de David Guetta de se mettre aux platines. Il commence son set par son dernier tube ft. Kelly Rowland, qui au passage n’était pas là, alors que dans une interview de Cathy, elle nous avait dit qu’elle le serait (ainsi que d’autres) pour chanter son dernier titre. Un début de set commercial, la promo de son nouvel album puis un bon passage assez underground que nous apprécions à sa juste valeur, avant de revenir sur du commercial pour le finish. Il rejoue encore une fois Nirvana, dommage que le final soit le même que l’année dernière. Un bon set, une tracklist pas très cohérente mais le show pendant son set était vraiment très sympa avec de la pyrotechnie orchestré à chaque coin du stade. Mais tout pour lui et rien pour les autres, c’est très dommage que la majorité des animations soient sorties pour lui. Le niveau sonore a également été relevé pendant sa prestation.

02H : Le papi de la musique électronique comme on l’appelle du coté de l’Allemagne prend les commandes. Sven Väth sera le seul DJ à mixer sur Vinyl, les cellules auront d’ailleurs du mal à suivre lors des rotations de la scène, mais ca ne l’empêche pas de garder son sang froid et de faire un mix parfait. De la progression de son set, il sera le seul à le mettre en place, il monte progressivement les basses pour faire vibrer les quelques 31 000 clubbers présent pour cette 2ème édition de Unighted. Après 1h30 de mix endiablé avec du son techno dont seul lui à le secret, il laisse la place au tant attendu Armin Van Buuren, pour sa première prestation en France.

03H30 : Cet homme vit pour la musique électronique, grâce à son public, et ça se voit. Le plus souriant de tous et le plus communicant avec le public, il sera bien le seul à faire tapper des mains et lever les bras l’intégralité du stade. Il ne jouera malheureusement pas de réelle exclusivité, mais son set nous démontrera qu’il existe encore des fans de Trance en France. Malheureusement l’heure de la fin approche, on voit qu’il a encore envie de passé quelques galettes, mais Cathy Guetta fait son entrée et le coupe en remerciant tout le monde. C’est d’une impolitesse in-quantifiable, je trouve ca tout simplement honteux de sa part. Malgré lui, Armin redescend de sa scène sous l’acclamation du public parisien, il se mettra même a genoux devant nous, très émouvant à voir.

Les lumières du stade s’allument et nous nous dirigeons lentement vers la sortie. Le temps de regrouper toute la troupe et direction le bus après quelques hésitations sur le trajet à emprunter.

Il est 6h, le bus décolle de la banlieue parisienne pour rallier la jolie campagne mosellane. Peu à peu le bus s’endort, seul quelques survivants amorceront une discutions avec le chauffeur du bus pour que lui-même ne s’endorme pas…Une petite halte petit déjeuner sur une aire d’autoroute, et nous voila enfin arrivé à Metz sur les coups de 10h30 du matin. Le temps de saluer nos rencontres effectuées durant le voyage, de reprendre nos voitures et de nous diriger vers chez nous. Il est 11h30, juste l’heure pour prendre l’apéro, en ayant le sentiment d’avoir passé une agréable journée et très bonne soirée entre amis pour qui la musique électronique rythme leur vie.